Un amour de dimanche ©Moiselle Isaure

Un amour de dimanche ©Moiselle Isaure

 

Un amour de dimanche…

Le dimanche au soleil, c’est une chose qu’on n’espérait plus. Et pourtant ! V’là t’y pas que ce matin, au détour de mes volets, j’ai croisé le chemin d’un rayon de soleil. Le ciel était plus bleu que le bleu des yeux d’Edith Piaf et, en ouvrant ma fenêtre, j’ai étendu mon coup de girafe. Une brise au goût de printemps s’est faufilée dans mes narines, mes cheveux et mon petit coeur encore endolori par le long hiver.

Qu’est ce que le soleil attend de moi ?!

Sur mon grand lit double et vide, j’ai sautillé de joie. Sylvette ma chatte, qui dormait paisiblement dans ma couette a poussé un rugissement strident et, me fusillant du regard, est allée continuer sa nuit sur une chaussette abandonnée, contre ma cheminée.

Cette intrusion du printemps dans le granit de l’hiver est vraiment bon pour le moral ! Alors j’ai étendu mon corps un peu saoule de ma soirée dans mes draps froissés et j’ai miaulé de joie, la joie que procure un bonheur simple, un dimanche ensoleillé.

Mais soudain, une question est venue ternir ma joie… Que faire quand il fait beau ? Mon mental s’est emparé d’idées saugrenues mes idées se sont mises à grouiller dans ma tête, se bousculer les unes aux autres comme la foule lâchée dans un magasin au premier jour des soldes . “Courir au parc me dorer la pilule ?! Appeler Micheline pour brancher en terrasse ? Appeler Casper pour faire une pétanque ? Ressortir mon maillot de bain de la malle de la cave parce qu’un temps pareil, c’est un appel au maillot de bain ?? Faire des stories Instagram pendant cinq heures du même ciel que tous les autres instagrameurs ? Faire vite vite vite toutes mes machines et les faire sécher au soleil ?! Qu’est ce que je suis censée faire quand il fait un temps pareil ?? Ca fait cinq mois que tous les dimanches je glande chez moi parce qu’il pleut dehors alors là, franchement, le soleil me déboussole.

Le luxe de se promener en culotte

J’ai donc repris mes esprits, fermé les yeux et fais taire mes petites voix . De quoi rêve-je de faire et que l’hiver m’empêche de faire ? Me promener en culotte, pardi ! Mais oui ! C’que c’est bon de se promener sans son legging, pull col roulé et trois paires de chaussettes sans attraper l’angine de sa vie.

Je clique sur “ON” et monte le son du tube alizéein “J’en ai marre”, mon obsession du moment, cet air de Lolita fraîche comme les fraises des bois aux premières rosées du printemps et qui envoie tout baldinguer. Mon corps ondule et mes “petits seins de bakélite” s’agitent. Je suis en transe sur le comme si j’évacuais les semaines de grisaille. Tout en me trémoussant du popotin, je me dirige vers ma douche, l’eau tiède dégringole en cascade sur mon corps avant de sombrer dans le souterrain parisien.

J’enfile ma culotte Maison Louve, bien trop belle pour être cachée par quelconque pantalon, tire Sylvette par la peau des fesses et file dehors, un livre sous le bras embrasser cette chance dominicale. Les gens sont un peu surpris, surtout la population jeune et révolutionnaire du 7e, mais je m’en fiche, c’est pas tous les jours qu’il fait 18 degrés !

Lundi va t’il contredire de Cloclo ?

Réponse demain matin…

Sur ces bonnes paroles, bonne soirée mes petits ouistitis !

PS : N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour plus de Peps, de Flouz et de Glouz dans votre vie !!